L’AUTRE QUI DANSE en poche aux éditions du Rocher

présentation TV sur France O dans "Tropismes"
 2007
popularité : 11%

JPEG - 41.5 ko L’autre qui danse en poche
aux éditions du Rocher
collection Motifs n° 287
392 pages
7,70 euros

Rehvana, Matildana, Aganila, tournoyant comme dans la troublante chanson de Curtis Louisar…
« L’autre qui danse est le roman de l’outrecuidance », il y a un jeu de mots dans le titre, de l’aveu même de l’auteur. « Ce n’est pas Rehvana qui a le rôle-titre, c’est Matildana, l’autre qui danse sans se prendre les pieds dans ses racines », note Suzanne Dracius.
Dans la quête tragique ou violente d’une identité à éclipses, Rehvana dévale les versants de sa route épineuse sans rien amasser, heurtant son destin aux confins des deux Mondes, l’Ancien et le Nouveau. Entre la fascination pour les reflets chatoyants de son île natale et la quiète adéquation aux valeurs d’Europe, Suzanne Dracius étend d’une rive à l’autre son regard d’écrivain sans prendre le chemin des choix impératifs. Le récit qu’elle déroule, en conteuse de l’ici et de l’ailleurs, lie les truculences de la Martinique et sa modernité, ses traditions et ses superstitions, aux recherches contemporaines d’une France multi-ethnique, pays de toutes les solitudes.
D’une écriture frémissante et mordante, elle montre la femme aux multiples facettes, alliage d’érotisme et de sensibilité à fleur de chair. Et l’homme aussi, l’inévitable.
C’est le roman d’une Martinique qui éclaire les squats et les banlieues de Paris et lave de ses chaleurs ou de ses pluies les fièvres des enfants prodigues qui ont cru trouver ailleurs, jusqu’aux rêves déments d’une Afrique mythique, les racines que, généreusement, elle leur offrait.

- « un chef-d’œuvre »
Raphaël Confiant, Antilla

- « Vraiment bravo pour L’autre qui danse, et dansera longtemps, je le souhaite.
… Un style magnifique ! Vraiment ! Un pouvoir d’évocation rare, et enfin un auteur qui a des choses à dire. De vraies, bonnes, grandes choses. »
Serge Sanchez (du Magazine littéraire)

- « la Martiniquaise Suzanne Dracius (photo) révélée en 1989 par un premier roman "L’autre qui danse" (réédité aujourd’hui en poche aux éditions du Rocher), une proche d’Aimé Césaire, à la sensualité volcanique. »
Yann Plougastel, Le Monde 2

- « un auteur à remarquer »
La Suisse

- « Suzanne Dracius, dont c’est le premier roman, conte avec force sensibilité et élégance les rêves perdus, l’identité fragile… »
Nice-Matin

- « elle a fait mouche, dès son premier roman. Et avec quel brio ! L’autre qui danse la place d’emblée parmi les écrivains antillais avec lesquels il faut compter »
Contact Afrique-Caraïbes

- « L’autre qui danse fait partie de cette catégorie de livres qui, une fois refermés, vous laisse un goût agréable dans la bouche et des sons plein la tête, l’impression d’avoir lu une bonne histoire bien écrite. »
J-M Party, Télé 7 Jours

- « d’une écriture frémissante et souvent mordante »
Dernière Heure Belgique

- « Poème en prose autant que roman, L’autre qui danse… »
L’Humanité, sélection de livres pour l’été

- « ce soir je reçois des écrivains stars et des stars écrivains, tout d’abord Suzanne Dracius… »
Patrick Poivre d’Arvor, TF1

- « Une des voix féminines les plus importantes de Martinique. »
Jean-Pierre Piriou, The French Review, USA.

- « du brillant roman de Suzanne Dracius-Pinalie, L’Autre qui danse »
Antonella Emina, Cahiers de l’Association internationale des études françaises.

- « Beau livre, belle langue charnelle et riche, bref de la littérature qui a du corps... »
François Teyssandier

« Rehvana est doublement envoûtée par le discours parce
qu’elle cherche, pour se libérer du discours colonialiste, un
discours africain également faux, basé sur l’idée d’une Afrique
mystique et mythique, inexistante. Dracius-Pinalie nous montre
le corps comme cible, objet de l’oppression que Rehvana a
choisie pour parer l’oppression que l’histoire lui a infligée en
tant qu’ Antillaise. [ ... ] Elle est triplement colonisée, par le refus
et la dévalorisation du Noir qui a inspiré la Négritude de Césaire
et de Senghor, par la fausse Négritude des Ébonis qui cherchent
à créer une Afrique grotesque et artificielle, et par l’homme qui
peut lui faire perdre tout sens de sa propre valeur. »
S. Gasster-Carrière, Études francophones

« Dracius dénonce ici explicitement
certains rituels, tels que l’excision, où la femme est
l’objet de maintes tortures, pour des raisons de pureté et de chasteté,
ce au profit de la sexualité masculine. Ce genre de questions
n’est pas abordé par la Négritude, mouvement qui, encore
une fois, ne tient pas compte du statut de la femme, ni de ses
droits, ni de la problématique de sa quête identitaire. À travers
le personnage de Rehvana, Dracius propose une thèse qui va à
l’encontre de la tendance doudouiste, procédé littéraire privilégié de plusieurs écrivains de la Caraïbe francophone qui
« exotisaient » la femme, les Antilles et l’Afrique. Dracius
choisit plutôt d’illustrer les problèmes auxquels sont confrontées
les générations actuelles de femmes d’origine antillaise, en proie
à des abus physiques, émotionnels et sexuels, de la part des
hommes de leur entourage. »
Mylène Dorcé, L’Afrique noire dans les imaginaires antillais

L’autre qui danse est le roman de l’univers métis, qui se dévoile par le regard de deux sœurs, Rehvana et Matildana, l’une aux traits presque occidentaux qui lutte pour faire éclater sa négritude, l’autre qui vit naturellement les traces de ses origines africaines. Entre l’une et l’autre, l’innocence de la petite Aganila, spectatrice silencieuse sur laquelle se concentrent les désirs et les attentes de tous.
Suzanne Dracius raconte une histoire d’intolérance raciale à l’envers : l’éthique et l’esthétique d’une culture ne peuvent pas se modeler dans les salons et dans les Académies où on fait semblant de ne pas voir le noir de la peau et la mémoire primitive que cela cache et protège. Le rêve obstiné de Rehvana est alors la tentative d’un retour aux origines, à l’écoute de la nature qui a imprimé sa propre puissance dans l’orgueil et dans les boucles rebelles de ses enfants.
Dans un constant va-et-vient entre Paris et Martinique on rencontre dans ce roman beaucoup de personnages différents. Chacun est de toute façon caractérisé par un enfantin et presque tendre extrémisme difficile à extirper. Rehvana est à la recherche d’une identité qui cependant, elle le ressent, est bien loin des manières de vivre de chaque personnage avec qui elle entre en contact.
La Martinique, elle aussi, lieu d’abordage légendaire des ancêtres enchaînés, rend l’image d’une réalité très différente de celle qui est célébrée dans les récits des expatriés. Un tourbillon de parfums, saveurs et rites magiques fera apparaître peu à peu l’impossibilité de la célébration de toute genèse avant que ne se résolve la distance par rapport à son propre sang, à Matildana, l’autre qui danse, sœur inflexible qui pourrait devenir la véritable incarnation de Mère Afrique et de sa danse vitale.

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Titre : L’autre qui danse
Roman (poche)
Auteur : Suzanne Dracius
Editeur : Rocher Eds Du
Date de parution : 10/05/2007
Collection Motifs, numéro 287
ISBN : 978 2 268 06173 3
Nombre de pages : 392
Format : 11 cm x 17 cm
Édition revue et augmentée par l’auteure.

Réédition en poche de l’édition originale, éd. Seghers (Robert Laffont,1989)
ISBN 9782232102165

Incipit de L’autre qui danse :
‎"Je ne veux pas d’une Afrique de contrainte, de cette fausse Afrique, cette Afrique fabriquée, cette Afrique qui mutile, avilit, défigure. J’étouffe dans ces boubous.
Tu ne peux être Afrique, face grimaçante ne choisissant que le mal, n’instituant que des rites oppressants, n’embarquant, comme dans cette malle maudite, que pour des voyages d’opprobre.
[…] Là, dans la crasse aux odeurs aigres, face aux visages tantôt goguenards tantôt cruels, toutes dents dehors, Rehvana ne put être que refus.
Pourquoi pas l’excision, pendant qu’ils y étaient ? "