Bio succincte en 342 mots, 1795 caractères

mercredi 11 mars 2015
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Suzanne Dracius, née à Fort-de-France, « incontestablement l’une des voix féminines les plus importantes des Antilles » (J-P Piriou, French Review, USA), s’est fait connaître en 1989 avec L’autre qui danse, finaliste du Prix du Premier Roman, éd. Seghers (Robert Laffont), dans l’émission Ex libris de Patrick Poivre d’Arvor sur TF1 (réédition en livre de poche aux éditions du Rocher en 2007). Professeur de Lettres classiques à l’issue de ses études au lycée Marie-Curie de Sceaux et à la Sorbonne, elle a enseigné à Paris, puis à l’Université Antilles-Guyane et aux USA à l’University of Georgia et à Ohio University. Ses œuvres (roman, nouvelles – Rue Monte au ciel, Coup de Cœur FNAC –, théâtre – Lumina Sophie dite Surprise, Médaille d’Honneur de Schœlcher – et poésie), sont traduites en plusieurs langues et étudiées dans de nombreuses universités européennes, américaines et africaines. Prix Fetkann pour Exquise déréliction métisse, Prix de la Société des Poètes Français pour l’ensemble de son œuvre, elle publie en 2014 Déictique féminitude insulaire, éd. Idem. Elle se définit par le mot créole « kalazaza » qui désigne « un métis de blanc et de noir à la peau claire » et a fait de la lutte contre toute espèce de discrimination raciale, sexuelle ou sociale, l’enjeu et la matière de son écriture. « Suzanne Dracius est à la littérature francophone ce que Rosa Parks est au mouvement des droits civiques aux États-Unis, elle est une conteuse doublée d’une plume d’affront et à fronde » (A. Baibeche, Romanitas, Porto-Rico). Elle « s’est d’abord imposée comme romancière avant d’assurer sa grande liberté d’esprit – et de ton – dans la poésie où, paradoxalement, elle renoue avec l’inspiration caustique des satiristes de l’Antiquité. Elle peut se reconnaître dans le personnage biblique de Suzanne au bain surprise par les vieillards ou dans Pandora, envoyée par Zeus aux hommes… Tous les maux de l’humanité sont exposés à son regard comme à celui de Pandora. Son déploiement de rhétorique rappelle l’éloquence d’Aimé Césaire ou le sens de la formule lapidaire de Frantz Fanon, autre Martiniquais » (A. Gnemmi, Carnavalesques).
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