Suzanne Dracius - Bio express

en 367 mots
mardi 2 septembre 2014
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Suzanne Dracius, née à Fort-de-France, « incontestablement l’une des voix féminines les plus importantes des Antilles » (J-P Piriou, French Review, USA), s’est fait connaître du grand public en 1989 à la sortie de L’autre qui danse, finaliste du Prix du Premier Roman, chez Seghers/Robert Laffont, dans l’émission littéraire culte Ex-libris de Patrick Poivre-d’Arvor sur TF1 (réédition en livre de poche aux éditions du Rocher en 2007). Professeur de Lettres classiques à l’issue de ses études au lycée Marie-Curie de Sceaux et à la Sorbonne, elle a enseigné à Paris, puis à l’Université Antilles-Guyane et aux USA à l’University of Georgia et à Ohio University en tant que visiting professor. Ses œuvres (roman, nouvelles – Rue Monte au ciel–, théâtre – Lumina Sophie dite Surprise, Médaille d’Honneur de Schœlcher – et poésie), publiées en Europe et aux États-Unis, sont traduites en plusieurs langues et étudiées dans de nombreuses universités européennes, américaines et africaines. Prix Fetkann Poésie pour Exquise déréliction métisse, Prix de la Société des Poètes Français pour l’ensemble de son œuvre, elle publie en 2014 Déictique féminitude insulaire, poèmes, éd. Idem. Elle se définit par le mot créole « kalazaza » qui désigne « un métis de blanc et de noir à la peau claire » et a fait de la lutte contre toute espèce de discrimination raciale, sexuelle ou sociale, l’enjeu et la matière de son écriture. Dracius « s’est d’abord imposée comme romancière avant d’assurer sa grande liberté d’esprit – et de ton – dans la poésie où, paradoxalement, elle renoue avec l’inspiration caustique des satiristes de l’Antiquité. Elle peut se reconnaître dans le personnage biblique de Suzanne au bain surprise par les deux vieillards ou dans Pandora, envoyée par Zeus aux hommes pour punir Prométhée qui avait dérobé le feu de l’Olympe. Tous les maux de l’humanité sont exposés à son regard comme à celui de Pandora. Son déploiement de rhétorique rappelle l’éloquence d’Aimé Césaire ou le sens de la formule lapidaire de Frantz Fanon, autre Martiniquais » (A. Gnemmi, Carnavalesques). « Suzanne Dracius est à la littérature francophone ce que Rosa Parks est au mouvement des droits civiques aux États-Unis, elle est une conteuse doublée d’une plume d’affront et à fronde » (A. Baibeche, Romanitas, Porto-Rico).
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